Amour arraché par Tortures Hivernales
Tu sais, parfois, j'voudrai tout oublier.
Nettoyer ma cervelle
De tous nos souvenirs
Et garder que les pires
J'voudrai choisir de la haïr
Ou même tout effacer
M'assommer à coups d'pelle
Tout gommer
J'veux rien garder
Quatre années...
Me noyer dans l'éclat du soleil éternel
Être nu, nettoyé, l'esprit immaculé
Vierge de tout trauma
Mes plaies sont pleines de sel
La douleur n's'en va pas
Tout est bien trop réel
Je ne sens plus mes doigts
Gangrénés par le froid
Putain de saloperie, quand j'y pense, elle m'a bien enculé...
DÉMON, TU M'AS TOUT PRIS !
Ou plutôt, j't'ai tout donné...?
Quand elle m'a pris la main pour m'amener jusqu'à l'Autel
Elle a saisi mon cœur, j'voulais demander sa main à son paternel
Je croyais l'épouser, nous bâtir un futur, faire enfin un truc bien, je voulais tenir bon, et j'étais tellement fier !
Puis j'ai réalisé qu'j'étais l'agneau sacrificiel...
Ce démon m'a planté, elle avançait masqué,
Sa lame s''est enfoncée
Elle l'a plongé au plus profond
Elle m'a tranché comme un jambon
Saigné à blanc sans compassion
Et moi, couillon,
Je suis resté tout droit, bloqué, putain d'pigeon...
J'y croyais pas, j'lui ai trouvé toutes les raisons
Enfermé dans l'déni à trouver des excuses bidons
Bordel, achevez-moi, c'est bon
Ça s'voit que j'le mérite, là, non ?
Si elle m'avait d'mandé, j'aurai tué pour elle.
Pour un de ses sourires, j'aurai sauté d'la tour Eiffel.
Quand elle a voulu s'envoler, j'nous ai tissé des ailes
Mais à trop s'défoncer, monter plus haut dans l'ciel
À force de s'adonner aux paradis artificiels
La chaleur des étoiles à fait fondre le miel
Les plumes se sont décollées,
On a chuté
C'est ça d'bosser dans l'illégal
Ça m'a foutu au tribunal
Tout ça pour rembourser ses dettes
Alors qu'elle se payait ma tête
Une fois redescendu sur terre
J'croyais encore qu'on faisait la paire
Alors qu'j'étais déjà cocu
J'ai dit : "Faut qu'ça nous serve de réveil !
Viens on vit !"
J'ai même arrêté la bouteille.
Mais elle a pas voulu.
Plutôt que d'se relever,
Elle a préféré s'enfoncer
Elle a choisi
D'embrasser la toxicomanie
De d'venir un déchet
Elle nous a détruit pour des produits.
T'façon c'est devenu une truie.
Elle s'abrutit à longueur de nuit,
Les tympans noyés dans du bruit
Les neurones dans la Kétamine
Elle aime fumer la cocaïne
Et me pourrir la vie
Elle m'a soufflé toute envie
Comme si c'était des bougies
Et puis elle est partie
J'étais au fond du trou, dans le noir, égaré,
Entier à sa merci
Et c'est là qu'elle m'a menti
Elle m'a mytho sur mes amis
M'a dit qu'ils m'avaient abandonné
Et à eux elle leur a dit
Que j'la faisais flipper
Qu'elle avait peur de moi
Sans préciser pourquoi
Elle a voulu m'isoler, elle a presque réussi
J'étais à deux doigts d'me flinguer, j'vous jure que j'ai failli
J'crois qu'elle voulais qu'je m'bute...
C'était pas loin, sale pute.
Mais j'ai des potes en or ;
Et quand j'ai touché l'fond
Ils ont direct saisi.
Il m'ont récupéré, on a tout déballé, et là ils ont compris.
La Manipulatrice mise au pied du mur
A quand même essayé de me tenir en laisse
Elle m'a donné espoir qu'on aurait un futur
Et je voulais y croire ! Je voulais qu'on progresse !
En souffrant, j'ai tendu la main, avec tendresse.
Quand elle me l'a mordu, c'était trop tard.
Elle avait tout prévu dès le départ.
Elle me blesse
Sans cesse
Elle le sait
Elle fait visiblement exprès
Y'en a marre
C'est fini
Et l'autre bâtard qui s'est mis dans son lit
J'le prenais pour un ami
Ah mais j'vous ai pas dit ?
Comme par hasard ils l'ont caché
Putain d'lascar camé
Sa soeur, à elle,
C'est son ex, à lui.
Après qu'il l'ait larguée, ils ont même pas tenu deux semaines
Pendant que sa frangine pleurait, elle l'a ken
Ils ont vraiment pas d'race ces kassos à problèmes.
C'est des animaux, j'vous dis. Dégueulasses.
Vous m'dégoûtez, j'me sens sali
Comment ai-je pu croire en vous un jour ?
Mais j'dois quand même vous dire "merci"
Pour ce que je vous m'avez appris
J'en sors grandi
Et maintenant j'ai compris :
Vous savez pas c'que c'est qu'l'Amour.
Vous, vous connaissez que l'Envie.
Alors je garde au fond de moi mon âme et tous nos souvenirs
Parce que je sais que vous n'en avez pas...
Je n'perdrai pus mon temps à vous donner du bon
C'est comme donner du caviar aux cochons
Vous n'en méritez rien, avec vous, c'est du gâchis.
J'tends plus la main aux clébards.
J'la garde pour mes amis.
Allez, adios, j'me barre.
Et je n'vous souhaite rien
Ni de mal, ni de bien.
Duo de déchets narcissiques...
Bon vent et à jamais, les toxiques !